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RELATIONS ORALES, RELATIONS ANALES ET VIH
QUESTION
J'ai trois questions. J'espère que vous pourrez m’aider. Dans quelle mesure est-ce que l'éjaculation dans la bouche est dangereuse tant pour le sujet réceptif que pour le sujet actif? Et qu’en est-il du rapport anal sans condom, lorsqu’on retire son pénis avant d’éjaculer? Troisièmement, lorsqu’on est guéri d'une ITS, peut-on quand même être réinfecté par la suite?
RÉPONSE
Bien, je vais répondre à vos questions une à la fois. La relation orale et l'ingurgitation de sperme comportent un très, très faible risque d’infection par le VIH. Quelques études récentes semblent indiquer que le risque peut être nul, mais il y a certainement des rapports de cas et des expériences individuelles qui soutiennent que le VIH peut être transmis par le rapport oral, même si cela semble être rare. Il est possible d’aller plus loin et de réduire davantage le risque d’une activité qui présente déjà un faible risque. L’idée, ce serait qu’aucun sperme n’est plus sécuritaire qu’un autre, mais, en toute sincérité, il n'y a aucune preuve scientifique à cet égard encore. Il semble y avoir même un risque plus faible de transmission chez les personnes qui reçoivent une fellation et je ne suis au courant d'aucun rapport de cas qui donne des informations selon lesquelles recevoir une fellation est une façon de contracter le VIH.
En ce qui concerne la question suivante, le rapport anal réceptif « Bottom » est la forme la plus risquée de rapport sexuel. En effet, le VIH se trouve dans le liquide pré-éjaculatoire—le liquide qui précède l’éjaculation; par conséquent, même si le sujet actif se retire, la contamination est possible. Les hommes sont contaminés lors d’un rapport anal réceptif « bottom » et insertif « Top », mais le rapport anal réceptif est environ 10 fois plus risqué. Selon certains chiffres mis de l’avant, la probabilité de contamination est de 1 sur 50 lors du rapport anal réceptif contre 1 sur 500 lors du rapport anal insertif.
Les condoms réussissent très bien à réduire le risque de transmission d'un partenaire infecté à un partenaire non infecté. Évidemment, si les deux partenaires ont récemment eu un résultat de test négatif et n'ont pas eu de nouveaux partenaires depuis leur test, le risque de transmission est très, très faible.
Enfin, si on vous traite une fois pour une ITS telle que la gonorrhée, la syphilis ou les infections à chlamydia, le condom ne vous protégera pas contre les infections futures. Nous voyons tous les jours des patients avec de nouvelles ITS qu'ils avaient eues auparavant. Chaque germe est un peu différent et votre système immunitaire ne vous protège pas contre les infections futures.
Sainement vôtre,
Dr. K

Les questions et réponses vous sont offertes par le Dr. Jeffrey Klausner, directeur de la prévention des ITS et du contrôle des services au département de santé publique de San Francisco