Le VPH (Virus du papillome humain) est le virus qui provoque des verrues génitales et anales, aussi quelquefois appelées condylomes. Il provoque aussi le cancer du col de l’utérus et de l’anus. Il y a plus de 100 types de VPH. Le virus peut produire des bosses semblables à la verrue sur le pénis et/ou autour du rectum. Le virus est transmis lors d’un contact « peau-à-peau » d'une personne à une autre pendant un rapport sexuel anal et vaginal. Les verrues provoquées par le VPH ne sont pas les mêmes que l’on trouve couramment sur les mains et les pieds, et un type de verrue ne peut pas être transmis d'une partie du corps (mains et pieds) à une autre (région génitale).
On considère que l’infection au VPH est l’ITS la plus courante aux États-Unis. Les personnes qui ont eu des rapports sexuels sans protection avec plus de deux partenaires dans leur vie ont probablement été exposées au virus. Il est possible d'avoir été exposé au VPH des mois ou des années avant l'apparition des verrues, ou que les symptômes n'apparaissent jamais après l'exposition.
COMBIEN DE GENS ONT LE VPH?
Comme mentionné plus haut, l'infection au VPH est considérée
comme étant l'ITS la plus courante aux États-Unis. Une étude
estime qu'environ 95 % des hommes gais séropositifs et 65 %
des hommes gais séronégatifs ont le VPH dans leur canal anal
ou la peau environnante. Comme le VPH est décelé au moyen d'un
diagnostic clinique sans test de laboratoire de confirmation, il est presque
impossible de déterminer le nombre exact de personnes qui ont le virus.
POURQUOI
S'INQUIÉTER AU SUJET DU VPH?
Il y a beaucoup de différents types de VPH. La plupart sont inoffensifs,
surtout ceux qui provoquent des verrues externes visibles. Il y a quelques
types, classés comme à risque élevé, qui peuvent
provoquer des changements dans les cellules de l'anus et mener au cancer.
Les autorités fédérales de la santé envisagent
actuellement de recommander aux hommes gais et bisexuels sexuellement actifs
de passer des tests PAP anaux tous les ans.
QUELS
SONT LES SYMPTÔMES?
Les personnes qui ont le VPH n’ont pas toutes des verrues visibles.
Il peut s’agir d’excroissances semblables à des verrues
ou plates et légèrement protubérantes par rapport à la
peau. Il peut y en avoir une ou plusieurs, et elles peuvent être petites
ou grandes. Elles ont tendance à être de couleur chair ou être
blanchâtres. En général, les verrues ne provoquent pas
de démangeaisons ni de sensations de brûlure.
Quelquefois, les verrues génitales sont si petites qu'elles ne sont
pas visibles à l’oeil nu. On appelle quelquefois cela le « VPH
subclinique ». Cela signifie qu'une personne peut même ne
pas savoir qu'elle a le type ou les types de VPH qui provoquent des verrues
génitales.
Un examen complet de détection du VPH comprend la communication des antécédents sexuels et un examen de tout symptôme que vous pourriez avoir. Quelquefois, les verrues peuvent être très difficiles à voir, même pour un praticien compétent. De plus, il peut être difficile de déterminer la différence entre une verrue et des bosses normales dans la région génitale. Votre médecin peut utiliser une loupe appelée « colposcope » pour voir les petites verrues. Il n'est pas nécessaire d'effectuer une biopsie afin de diagnostiquer des verrues génitales. Cela se fait seulement si la bosse a un aspect inhabituel ou est décolorée.
Certains médecins mettent de l'acide acétique (vinaigre) sur la région génitale pour déceler les verrues. Cela ferait virer au blanc toute verrue, en la rendant plus visible, surtout si elle est examinée avec le colposcope. Toutefois, le vinaigre peut quelquefois mettre en évidence des bosses normales; par conséquent, cette méthode de diagnostic n'est pas précise.
Il n'y a aucune analyse sanguine disponible pour diagnostiquer le VPH.
Actuellement, il n'y a aucun traitement pour guérir l’infection
au VPH. Si vous l'avez, le virus peut vivre dans votre corps indéfiniment.
On peut traiter les verrues afin d’aider à réduire le
risque de transmission à un partenaire qui n'a jamais été exposé aux
types de VPH dont vous pourriez être porteur.
Il y a plusieurs options de traitement disponibles pour enlever les verrues. Le but de n'importe quel traitement devrait être d’éliminer les symptômes ennuyeux. Aucun traitement particulier n'est meilleur pour tous les cas. Lorsqu'il choisira le traitement à utiliser, votre prestataire de soins de santé tiendra compte de la taille, de l'endroit et du nombre de verrues, des changements dans les verrues, de votre préférence, du coût du traitement, de la commodité, des effets indésirables et de sa propre expérience des traitements. Certains traitements sont administrés dans une clinique ou le cabinet d’un médecin; d'autres sont des crèmes délivrées sur ordonnance qui peuvent être utilisées à la maison.
Voici les traitements administrés dans le cabinet d’un médecin :
Cryothérapie : on brûle la verrue au moyen d'azote liquide.
Podophylline : composé chimique utilisé pour éliminer les verrues. C'est un vieux traitement qui n'est pas utilisé à grande échelle aujourd'hui.
TCA (acide trichloroacétique) : autre composé chimique appliqué sur la surface de la verrue.
Excision des verrues : cette procédure a l’avantage d’éliminer les verrues lors d'une seule visite au cabinet d’un médecin.
Cautérisation électrique : brûlage des verrues au moyen de courant électrique.
Thérapie au laser : utilisation d'une lumière intense pour détruire les verrues. Cette procédure est utilisée pour les grosses verrues ou les verrues étendues, surtout celles qui n'ont pas bien réagi à d'autres traitements. Le laser peut être très coûteux et n'est pas disponible dans les cabinets de tous les médecins.
Voici les crèmes utilisées à domicile, livrées sur ordonnance d’un médecin :
Crème Imiquimod (Aldara) : traitement qu’on applique soi-même pour les verrues génitales externes. Bien que coûteuse, cette crème est sûre, efficace et facile à utiliser. Aldara stimule le système immunitaire pour lutter contre le VPH.
Crème ou gel Podofilox (Condylox) : traitement qu’on applique soi-même et qui détruit le tissu des verrues génitales externes. Ce traitement est peu coûteux, facile à utiliser et sûr. La durée du traitement est d’environ quatre semaines.
IMPORTANT : Les médicaments pour les verrues vendus librement ne devraient pas être utilisés dans la région génitale. Ils n'ont pas été prouvés comme étant sûrs ou efficaces.
QUE PUIS-JE FAIRE SI J'AI LE VPH?Certaines personnes ont seulement une seule poussée de verrues, d'autres ont des récurrences au fil du temps. Les verrues génitales sont fort probablement transmises à vos partenaires sexuels quand elles sont visibles, mais, quelquefois, les verrues sont trop petites pour être visibles à l’oeil nu. On sait très peu de choses au sujet de la transmission subclinique du VPH aux partenaires sexuels.
Les hommes gais sexuellement actifs peuvent parler à leur médecin de la possibilité de subir un test de Pap anal s'ils ont le VPH et sont préoccupés par le risque de cancer.
COMMENT PUIS-JE ÉVITER LE VPH?L'abstinence est la seule façon d’éviter entièrement de contracter le VPH et d'autres ITS. Si vous êtes sexuellement actif, l’usage systématique et correct de condoms pour le sexe anal et vaginal est votre meilleure option pour rester sexuellement en bonne santé. Toutefois, l'utilisation des condoms réduira seulement votre risque de contracter des verrues d'un partenaire infecté, parce que le VPH peut être sur la peau près du rectum ou du pénis – régions pas toujours protégées par un condom de latex. De plus, les condoms peuvent réduire le risque de VPH récurrent chez les personnes qui ont déjà le virus.
