Le sigle SIDA désigne le syndrome d'immunodéficience acquise. Il s’agit d’une série de problèmes de santé provoqués par un virus appelé VIH (virus de l'immunodéficience humaine). Le VIH est transmis d’une personne à une autre par l'échange de fluides corporels - sperme, sang, liquides rectaux et vaginaux — pendant les rapports sexuels anaux, vaginaux et peut-être oraux, ou en partageant des aiguilles pendant l'utilisation de drogues intraveineuses.
Les personnes dont le test de dépistage du VIH se révèle positif n'ont pas nécessairement le SIDA. Beaucoup de personnes sont séropositives mais ne manifestent pas les symptômes de la maladie pendant des années ou ne les manifestent jamais. Les personnes qui contractent le SIDA peuvent devenir très malades et mourir de virus, de parasites, de champignons et de bactéries qui ne provoquent pas d'habitude de problèmes chez d'autres gens. Il n'y a actuellement pas de cure pour le SIDA.
Les personnes qui ont le VIH manifestent les signes du SIDA quand leur système immunitaire est sérieusement endommagé. Les personnes atteintes du SIDA peuvent souffrir de ce que l'on appelle des infections opportunistes, comme la maladie de Kaposi (un cancer de la peau), la pneumocystose (une infection pulmonaire), le cytomégalovirus (un virus qui infecte les yeux) et la candidose (une infection fongique). Les maladies reliées au SIDA comprennent aussi une grave perte de poids, des tumeurs du cerveau et une myriade d'autres problèmes de santé.
Le SIDA se manifeste différemment chez chaque personne infectée. Certaines personnes meurent peu après avoir été infectées, alors que d'autres mènent des vies assez normales pendant de nombreuses années après avoir reçu leur diagnostic.
Actuellement, des traitements sont disponibles qui peuvent ralentir la reproduction du VIH dans votre corps, ainsi que tout dommage au système immunitaire. Le traitement s'appelle la thérapie antirétrovirale. Cependant, il n'y a pas de cure pour le SIDA.
Il se peut que vous ne sachiez pas si vous êtes infecté par le VIH. Certaines personnes ont des symptômes semblables à la grippe comme la fièvre, le mal de tête, des douleurs aux muscles et aux articulations, des douleurs à l'estomac, des ganglions lymphatiques gonflés ou une éruption cutanée dans les quatre à six semaines après l'exposition au virus. La plupart des personnes n'ont aucun symptôme.
Si vous êtes infecté par le VIH, votre corps essaie de lutter contre l'infection. Il produit des anticorps, des molécules spéciales qui sont censées lutter contre le VIH. Le test le plus courant pour le VIH est une analyse sanguine qui permet de déceler ces anticorps. Si vous les avez dans votre sang, cela signifie que vous êtes séropositif.
Si vous êtes infecté par le VIH, il faut d'habitude de trois semaines à deux ou trois mois pour que votre système immunitaire produise des anticorps contre le VIH. Santé Canada recommande d'attendre 12 semaines avant de passer le test. Vous pouvez aussi passer le test tout de suite et de nouveau après deux ou trois mois. Pendant cette « période d’incubation », un test d'anticorps donnera un résultat négatif, mais vous pouvez transmettre le virus à d'autres si vous êtes infecté.
Des tests plus récents peuvent déceler les anticorps du VIH dans la salive, à l’aide d'un prélèvement de l'intérieur de la joue, ou dans l'urine. En 2005, Santé Canada a approuvé le premier test de dépistage rapide du VIH au Canada qui doit être utilisé dans les centres de prestation de soins tels que les cliniques, les cabinets de médecins et les hôpitaux. Le test de dépistage rapide du VIH utilise une goutte de sang pour déterminer, en moyenne, en 60 secondes si un patient a développé des anticorps au VIH, ce qui constitue un signe d'infection. Ce test de dépistage est précis à 99,5 % et le taux des résultats faux positifs est semblable à celui des tests actuels de laboratoire relatifs au VIH .
Si le résultat du test de dépistage rapide du VIH est négatif, aucun autre test de dépistage n'est nécessaire. Si le résultat est positif, du sang est prélevé et envoyé au laboratoire du ministère de la Santé de l'Ontario pour confirmer les résultats. Le test de dépistage rapide du VIH est disponible à seulement quelques cliniques de santé sexuelle; veuillez donc téléphoner à l’avance pour en confirmer la disponibilité.
Les cliniques et les prestataires de soins médicaux offrent des tests de dépistages nominaux ou anonymes du VIH. Le test de dépistage nominal des anticorps signifie que vous et le prestataire de soins de santé connaissez vos résultats, et qu’ils peuvent être enregistrés dans votre dossier médical. Le prestataire de soins de santé et tout autre membre du personnel de la clinique ou du cabinet sont tenus par l’obligation de confidentialité consistant à ne pas révéler les résultats de votre test de dépistage à quelqu'un sans votre permission.
La plupart des provinces exigent maintenant que tous les résultats positifs des tests de dépistage nominals du VIH soient déclarés au service de santé local, à moins qu'une personne ne subisse un test de dépistage anonyme. Quand votre test se révèle positif dans un lieu de test de dépistage nominal, votre nom et votre numéro d'assurance-santé sont envoyés au service de santé. Actuellement, quiconque subit un type de test de dépistage du VIH (nominal ou anonyme) doit recevoir du counselling avant et après le test.
Le test de dépistage anonyme signifie que votre nom n'est jamais associé aux résultats de votre test. Ce type de test peut vous protéger à l'avenir de tout risque de discrimination ou d’effet nuisible en raison de votre statut VIH. Si vous voulez subir un test dans un cadre anonyme, votre conseiller ou clinicien peut vous fournir une liste de lieux de test de dépistage anonymes dans votre localité.
Actuellement, la législation sur les droits de la personne exige que le test de dépistage du VIH soit accompagné d’un consentement informé, de counselling avant et après le test, et d’une obligation de confidentialité par rapport aux résultats du test.
Comme mentionné plus tôt, il n'y a pas de cure pour le SIDA. Des médicaments antirétroviraux maintenant disponibles peuvent ralentir le virus et le dommage à votre système immunitaire. Ces médicaments ont aussi aidé à réduire les taux d'infections opportunistes chez les personnes atteintes du SIDA. Cependant, le régime médicamenteux est rigoureux - beaucoup de comprimés chers doivent être pris régulièrement chaque jour - et il peut y avoir des effets secondaires quand cette thérapie dure longtemps. Toutefois, la plupart des personnes qui en sont capables décident de suivre la thérapie antirétrovirale dès qu'on diagnostique chez elles la séropositivité pour prévenir toute maladie potentielle et maintenir leur qualité de vie aussi longtemps que possible.
Le mieux que vous puissiez faire est de rester en bonne santé - gardez votre niveau de stress bas, mangez bien, faites de l'exercice régulièrement, reposez-vous beaucoup et, si vous êtes sexuellement actif, protégez-vous lors de vos rapports sexuels avec vos partenaires. Vous devez aussi collaborer étroitement avec votre médecin pour surveiller votre santé et déterminer la meilleure série de traitement à long terme. Il y a des ressources disponibles pour aider les personnes séropositives au Canada à déterminer leurs options de traitement et à obtenir des services médicaux de prestataires qui connaissent les inquiétudes reliées au VIH.
Pour éviter la transmission du virus à vos partenaires sexuels et pour vous protéger contre les autres ITS bactériennes et virales, nous vous conseillons de discuter de votre état sérologique relativement au VIH avec un partenaire potentiel avant d'amorcer des rapports sexuels. La communication est l’un des importants moyens de conserver la santé sexuelle de notre collectivité .
La seule façon de se protéger entièrement contre le VIH/SIDA est de s'abstenir de rapports sexuels et de consommation des drogues intraveineuses. Si vous êtes sexuellement actif, le fait d'utiliser des condoms correctement chaque fois vous avez des rapports sexuels anaux ou vaginaux fournit la meilleure protection contre la transmission du VIH. Bien qu'il n'y ait pas encore assez de preuve scientifique disponible pour en être certain, il y a beaucoup de personnes qui déclarent aussi qu'elles ont contracté le VIH pendant des rapports sexuels oraux (administrer une fellation à des hommes infectés). Il est donc conseillé d'envisager d'utiliser aussi des condoms pour les rapports sexuels oraux, surtout parce que d'autres ITS comme la syphilis et la gonorrhée, qui peuvent augmenter votre risque de contracter le VIH, peuvent être transmises par le rapport sexuel oral.
